Réchauffement climatique et densification : on va dans le mur!

Posté par touchepasamonciel le 27 janvier 2019

Le changement climatique est devenu un incontournable objet de préoccupation. Il est de plus en plus clair que ses conséquences auront un impact lourd sur notre avenir.

Dans le cadre de la COP 21, GPSO a souhaité s’inscrire dans une démarche de sensibilisation aux problèmes de climat, de transition énergétique, de réduction des gaz à effet de serre. Trois réunions publiques d’information en décembre ont permis de faire connaître un plan 2019-2025 ayant pour objectif principal de contribuer localement à la diminution des gaz à effet de serre.  En outre, une consultation en ligne est ouverte. L’application VOOTER est accessible sur le site de GPSO, dans la rubrique «plan climat 2019-2025».

ACTEVI souhaite insister sur la préoccupation des spécialistes à ce sujet. L’article ci-dessous, de la présidente d’ «Environnement 92», Irène Nenner, rappelle combien il est urgent de trouver et d’appliquer des solutions.

 

Réchauffement climatique et densification : on va dans le mur!

Ne baissons pas les bras, il y a des solutions !

Nous devons être tous conscients que des températures de près de 50 °C à 55 °C en été nous attendent en région parisienne, dans moins de 20 à 30 ans au rythme de la montée des gaz à effet de serre, selon les prévisions du GIEC 2018.

L’adaptabilité à ce fort réchauffement est indispensable, d’abord par la protection et le développement des espaces de nature qui fournissent les indispensables zones de fraîcheur et de respiration. En zone dense, caractérisée par la promotion immobilière triomphante qui produit autant d’îlots de chaleur, c’est la santé et le bien-être des habitants qui sont menacés !

La dynamique de développement actuel de la population de la région parisienne va aggraver la situation. L’accroissement non contrôlé de la population, au départ surestimé, est porteur d’effets néfastes touchant la qualité de l’environnement et l’acceptabilité sociale, et de dérapages financiers vertigineux :

La surpopulation et la densification coûtent très cher !

La densification excessive qui croît de façon concentrique grignote les espaces de nature disponibles, dans son développement et menace d’étouffer encore plus les habitants en cas de canicule.

La densification coûte cher : les coûts induits par la densification de tous les réseaux : assainissement, eau, énergie, routes et transports en commun sont plus chers à réaliser et faire fonctionner. Dans les zones inondables de la Seine, le coût des constructions et des risques associés sont très élevés.  La densification conduit à la hausse des prix du logement et du parc locatif et à l‘étalement urbain, accéléré par la trop faible proportion de logements sociaux, d’où plus de déplacements et de pollution de l’air.

Les efforts en matière de transition énergétique (isolation des bâtiments, développement des énergies renouvelables et de récupération, remplacement des moyens de transport et de chauffage consommateurs d’énergie fossile) imposent à la puissance publique des moyens financiers colossaux.  La région parisienne avec de plus en plus d’habitants, ne peut pas appauvrir les territoires adjacents et désertifier les villes moyennes périphériques (Troyes, Chartres par exemple) et ne peut satisfaire les entreprises qui cherchent des lieux pour leurs nouvelles implantations avec comme critères, la qualité du cadre de vie pour leurs futurs salariés.

L’accroissement de la population doit être maîtrisé avec une politique d’aménagement du territoire à l’échelle du bassin parisien. Les objectifs du Schéma régional du Climat, de l’air et de l’Energie en Ile de France, celui de la Métropole Grand Paris et ceux des différents des EPT doivent se concrétiser par les actions suivantes :

 

Sauver la nature en ville : c’est à notre portée !

  • Sanctuariser les espaces de nature (forêts de toute taille, parcs et espaces verts en pleine terre, plan d’eau etc..) contre la construction. Cela préserve aussi la biodiversité, la résilience des villes devant les inondations et cela ne coûte rien ! On devrait créer de tels espaces dans les communes carencées, au sens de l’Organisation Mondiale de la santé, c’est-à-dire disposant de moins de 10m2 d’espaces verts par habitant.
  • Arrêter d’urgence l’abattage des arbres en ville, ce qui est un crime contre le bien-être des citadins. Il faut plus de 100 ans pour obtenir d’un arbre, un effet rafraîchissant.
  • Soutenir un pacte finance européen : pour accompagner la transition énergétique et éviter le chaos climatique, il faut 100 milliards d’euros par an à l’Europe, La banque Centrale Européenne a injecté 2500 milliards d’euros en 2 ans et demi pour sauver les banques et éviter la récession. Pourquoi pas une banque européenne pour le climat* ? Environnement 92 vous propose de signer la pétition www.pacte-climat.eu/fr/

                                                                                                    

    Irène Nenner

 

* Finance, Climat, réveillez-vous ! Les solutions sont là. Anne Hessel, Jean Jouzel et Pierre Larrouturou, Indigènes Editions, 2018.

 

 

 

Une Réponse à “Réchauffement climatique et densification : on va dans le mur!”

  1. Heronde dit :

    On ne comprend pas bien les pistes de solutions ? On stérilise la population pour éviter qu’elle augmente ? On réintroduit l’idée d’un âge de cristal avec euthanasie obligatoire pour les plus de 50 ans ? A moins qu’on déporte la population de force vers des zones moins peuplées ? On ne doit déjà plus rien manger depuis que se multiplient les reportages sur les effets nocifs de la nourriture, quel espoir reste-t-il ? Ce serait bien de proposer plutôt que de toujours crier au loup.

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