Enquête publique « Cœur de Ville » du 11 juin au 13 juillet 2018

Posté par touchepasamonciel le 11 juin 2018

Cette enquête publique estivale portera sur:

- une demande d’autorisation environnementale unique

- une demande de permis de recherche d’un gîte géothermique à basse température et une demande d’ouverture de travaux de forage

- une demande de permis de construire.

ACTEVI recommande à ses lecteurs d’y participer nombreux.

Le dossier comprenant notamment une étude d’impact, l’avis de l’autorité environnementale, le mémoire en réponse des porteurs de projet à cet avis sont à la disposition du public au 2ème étage du Centre Administratif Municipal.
Pour consulter en ligne le dossier de l’enquête publique, cliquez ici .
Vous pourrez aussi y déposer vos observations sur ce projet majeur par voie dématérialisée.

Le commissaire enquêteur recevra le public au Centre Administratif Municipal – 2ème étage :

- le lundi 11 juin 2018, de 8h30 à 12h30
– le samedi 23 juin 2018, de 8h30 à 12h
– le jeudi 28 juin 2018, de 14h à 19h
– le mercredi 4 juillet 2018, de 8h30 à 12h
– le vendredi 13 juillet 2018, de 14h à 17h.

4 Réponses à “Enquête publique « Cœur de Ville » du 11 juin au 13 juillet 2018”

  1. Docteur Watteau dit :

    Il me parait important de constater qu esthétiquement les façades du projet « coeur de ville » donnant sur la rue Victor Hugo et sur l avenue du Général Leclerc répondent et font face à des bâtiments de facture classique(séminaire,et chapelle jumelle de celle de Versailles,et fronton de l ancien lycee St Nicolas et plus loin l Hôtel de Ville d architecture et façade classique; tous bâtiments classés du patrimoine.Afin de ne pas défigurer cet ensemble(par le passé le centre administratif fût une erreur architecturale face à cet ensemble) et garder un coeur de ville harmonieux , et afin d alléger ces nouvelles façades massives par leur hauteur , il me parait indispensable que des façades de type classique ou de type haussmannienne harmonieuses avec les bâtiments classiques précités soient prévues côté(exterieur du futur bloc) rue Victor Hugo et avenue du General Leclerc(afin d éviter le syndrome « bloc de beton massif;de même élargir le trottoir et y planter des arbres au pied de ces façades permettrait d alleger visuellement l ensemble et d augmenter la qualité de vie des riverains .

  2. Jan dit :

    Il y a 20 ans, Issy les Moulineaux avait le désir d’être une ville verte, de rajeunir sa population en ouvrant des crèches, participer au développement des transports verts (Tramway, pistes cyclables)… En 2018, multiplier la circulation en coeur de ville (pollution de l’air, bouchons, nuisances sonores), création un bloc d’immeubles massif (avec un de 8 étages)dont la vie est tournée en son centre n’est pas la réponse aux demandes des habitants. Conserver une architecture de type hausmanienne pour garder une harmonie (versus la nouvelle construction quai de Stalingrad qui est juste du gâchis:perte d’espace, création de passerelles augmentant l’aspect bétonné), la liaison entre mairie d’Issy et Corentin Celton n’est pas des plus logiques pour un piéton (peut être sur le papier de l’architecte…). Issy les Moulineaux perd son identité de challenger dans la recherche du bien être de ses habitants pour laisser place à la recherche du profit en vendant un maximum de mètres carrés

  3. Association Coeur d'Issy Riverains dit :

    SUR LA CONCEPTION ARCHITECTURALE ET URBANISTIQUE
    - On vante l’ouverture de l’espace sur la ville, les voies traversantes etc… En réalité ce qui ressort c’est l’impression d’un château fort qui tourne le dos à la ville (avec, sur l’extérieur, des façades massives, rigides et sans attrait, de grande hauteur (jusqu’à R+10), transformant les rues Horace Vernet, République et Victor Hugo en canyons ou corridors au fond desquels on aura aucun plaisir à s’engager et qui de plus, retiendront la pollution.

    - Le cœur de ville va devenir une forteresse car peu d’entrées/sorties, on peut craindre en particulier côté Victor Hugo tard dans la nuit une pollution sonore de sorties de cinéma ou autres, sortie concentrée sur une seule voie d’accès/sortie longeant la cour de récréation du groupe scolaire ! Cet aspect peu ouvert du site pourrait à court terme lui donner l’air d’un ghetto de riches qui bien sûr attirera les malfaisants ! Ce qui amènera à fermer à terme ce quartier (on dit … le sécuriser) alors qu’il est censé être le cœur battant de ville d’Issy !

    - En réalité, le cœur de ville tournera le dos à la ville et ne constituera pas le lien qui avait été initialement et justement pensé pour relier les quartiers de Mairie d’Issy et de Corentin Celton !

    SUR LES POLLUTIONS RESULTANT DE L’EXISTANT
    - L’évaluation environnementale du 3 mai 2018 de la Mission régionale d’autorité environnementale d’Ile de France est accablante (voir notamment p. 6) :
    o L’inventaire des polluants présents dans les sols n’est pas complet
    o Certains des polluants identifiés n’ont été ni mesurés ni qualifiés en terme de dangerosité
    o Ceux qui ont été mesurés l’ont été dans des conditions artificielles ou les mesures effectuées ont été comparées à des normes de références inadaptées ou non justifiées (ainsi : les teneurs en certains polluants sont parfois comparées à des seuils réglementaires applicables aux installations de stockage de déchets inertes !)
    o Certains des polluants identifiés sont volatiles et pourraient migrer vers l’air intérieur des futures constructions. Or les gaz émis par les sols n’ont pas été mesurés !

    Cela est gravissime : il y a mise en danger potentielle des habitants des futurs bâtiments autant que des riverains.
    La mise en danger de populations fragiles (enfants en crèche et élèves des écoles, personnes âgées, résidents des hôpitaux) du voisinage est intolérable. Bien que ce risque spécifique soit souligné par la conclusion non technique de l’évaluation de l’autorité environnementale, la réponse du promoteur relève d’une certaine désinvolture puisqu’on peut lire qu’aucune modification n’y sera apportée.

    SUR LES POLLUTIONS FUTURES
    - Pollution de l’air en raison du trafic automobile sur des voies déjà saturées (CO2 et particules fines notamment)…
    o comment imaginer gérer l’impact de 960 places de parking, occupées en rotation (donc qui vont générer jusqu’à deux mille entrées/sorties par jour, avec des entrées et sorties concentrées sur des rues (Victor Hugo et République) dont certaines sont déjà saturées le matin entre 9h et 9 H30 comme la rue Victor Hugo et son carrefour !
    o comment va s’écouler le trafic débouchant sur le carrefour Victor Hugo par lequel passe déjà une route départementale qui recueille tout le trafic est-ouest du matin et du soir, qui croise six axes et qui est déjà complètement saturé aux heures de pointe (dès 16h30/17h l’après-midi) ?
    o Les embouteillages quasi-permanents vont décupler la pollution au CO2 et aux particules fines, de manière plus que proportionnelle à l’augmentation du trafic automobile lui- même (nombre de voitures/heure).
    o Dans ces conditions, les axes actuellement à voies uniques risquent fort de devoir passer à deux voies et/ou à double sens (avec diminution des trottoirs), et aucune garantie n’est donnée à l’heure actuelle sur le nouveau schéma de voirie d’Issy qui ne sortira que dans un an !
    o De même, l’étroitesse des rues amenée par la hauteur des bâtiments et le rapprochement des façades des futurs bâtiments vont contribuer à retenir la pollution dans l’environnement proche.
    o Pour les riverains, ce sera donc la triple peine : rapprochement des façades de 4 m (les nouvelles façades seront au niveau des grilles actuelles), hauteur exorbitante (on passera de R +4 à R + 10 ) et développement de la pollution automobile pour les habitations riveraines (bruit et gaz d’échappement).
    o L’annonce que le pourcentage d’emprunt de la voiture, pour permettre aux actifs de se rendre sur le site, sera moitié moins important que celui sur Issy grâce aux nouveaux transports en commun reste un pari qui est loin d’être gagné ! En effet, comme le signale l’évaluation environnementale, les transports en commun actuels sont saturés et les futurs comme ceux qui seront desservis par les gares du Grand Paris voire le prolongement de la ligne 12 seront éloignés du site de plusieurs kilomètres et nécessiteront un transfert par bus.
    o Aucun dispositif de mesure permanente des pollutions n’est prévu, alors même que l’agence d’Air Parif à Issy les Moulineaux vient d’être fermée … !!
    L’évaluation environnementale du 3 mai 2018 note que : « les mesures de particules fines réalisées par le maître d’ouvrage sont supérieures aux recommandations de l’OMS, y compris hors épisode de forte pollution » (p.8). Elle émet des inquiétudes particulières pour les établissements sensibles (écoles, crèches et hôpitaux, au regard de la circulaire « air et santé » du 25 février 2005).

    POLLUTIONS SONORES
    - Risques de nuisances sonores liés aux livraisons trop matinales des commerces en surface : rien ne nous garantit le respect de normes consistant à ne pas livrer avant telle ou telle heure puisqu’on ne connaît pas encore les types de commerces qui seront présents sur site ….
    - Les mesures effectuées par le maître d’ouvrage sont biaisées, car elles intègrent l’effet anti-bruit des anciens bâtiments (Evaluation environnementale p. 8).
    - Le bruit engendré par la congestion automobile n’a pas été pris en compte.
    - « Il n’est pas exclu que l’ambiance sonore du site soit assez bruyante (de l’ordre de 50 dB) et qu’elle soit susceptible d’induire une gêne modérée pendant la journée et la soirée en zone résidentielle extérieure », selon les critères de l’OMS (Evaluation environnementale, p. 8)

    PERTE D’ENSOLEILLEMENT
    - La perte d’ensoleillement pour les résidences voisines, comparée à la situation antérieure (avec le CNET) atteint jusqu’à 1300 h par an, et jusqu’à 5 heures par jour pour certaines résidences. Autant dire que certains riverains ne verront plus du tout le soleil pendant plusieurs mois de l’année (spécialement en hiver).
    - Une telle dégradation n’est pas seulement un « trouble du voisinage ». C’est une véritable atteinte à l’environnement.
    - Cette situation est incompatible avec les objectifs mentionnés dans l’AOP n° 5 figurant au PLU : « réduire l’ombre portée des bâtiments ».
    - Pourtant aucune réponse, même partielle, n’a été apportée aux demandes de traitement de cette question dans le cadre du « Comité de suivi » créé par la Mairie et qui s’est réuni 4 fois ce jour.
    - Or des solutions existent qui permettent de réduire la perte d’ensoleillement de moitié, sans affecter significativement les droits à construire du promoteur.
    - Nous demandons que soient épannelés ou mis en retrait certains étages supérieurs des bâtiments nous faisant face, c’est-à-dire incliner les derniers étages d’un certain nombre de degrés pour laisse passer le soleil et la luminosité perdus : rappelez bien que nous allons perdre la moitié de notre ensoleillement, soit 56% très exactement, chiffre annoncé dans l’étude d’impact et ce à cause des hauteurs de ces nouveaux immeubles hors normes qui culminent entre 30 et 32 m et qui vont transformer nos rues en canyon !

    OBSERVATIONS GENERALES
    - Si on lit l’Evaluation environnementale du 3 mai, le dossier présenté par le maître d’ouvrage est totalement biaisé, notamment sur l’identification et la mesure des pollutions potentielles
    - Une grande partie des nuisances qui sont à craindre sont liées au projet d’une densification forcenée, disproportionnée et déraisonnable des constructions (105 000 m2 constructibles, ce qui est déjà plus que le maximum prévu au PLU (100 000 m2 dans la dernière version du PLU), des hauteurs exorbitantes, des objectifs de constructibilité dépassant les capacités d’absorption du tissu urbain.
    o En effet, plus de m2, c’est des occupants et usagers plus nombreux, plus de places de parking, plus de descente en profondeur, plus de risque de remontée de pollutions ;
    o Plus de m2, c’est plus de trafic automobile que le contexte des voies de circulation ne permettra pas d’absorber ; c’est plus de pollutions de l’air et plus de pollutions sonores
    o Plus de m2, c’est des hauteurs spécifiques trop élevées, une perte d’ensoleillement considérable pour les riverains : certains étages bas ne verront plus du tout le soleil pendant les mois d’hiver.
    - Pourquoi construire tant de m2 de bureaux, alors qu’il y a trois millions de m2 de bureau inoccupés en région parisienne et que la ville d’Issy les Moulineaux est déjà saturée de bureaux ?
    - Pourquoi pas un ensemble à taille humaine, avec comme cela se fait dans la plupart des zones d’aménagement actuelle, des ensembles de hauteur raisonnable (R + 5 ou 6) ?
    - Pourquoi une telle démesure au détriment des habitants actuels et futurs, sinon pour des raisons purement financières ?
    - Un projet manifestement inabouti ou bâclé, des études d’impact insuffisantes ou inexistantes, des proclamations (déplacements verts) impossibles à réaliser, des partis pris étrangers à l’intérêt public : voiture contre ville durable, rendement économique contre qualité de vie ;
    - Un projet qui, en l’état, et à suivre l’évaluation environnementale effectuée par une autorité publique et indépendante, est porteur de DANGERS sanitaires et environnementaux pour la population.

    ————

    Démesure : R + 10 soit jusqu’à 32 m de hauteur et rapprochement de 4 m des nouvelles façades d’immeubles créant des rues riveraines « canyons » !

    Pollution voiture :
    de + 96 % à + 240% de trafic moyen journalier sur les rues riveraines entraînant des ambiances sonores de l’ordre de 50 DB !

    56 % de perte d’ensoleillement pour les appartements des riverains et pas de soleil pour la nouvelle école !

    Disproportion : 2000 entrées/sorties par jour de voitures sur des voiries déjà saturées !

    Excès de confiance 50% de report des voitures sur des transports en commun existants qui sont déjà saturés ou à venir et qui sont éloignés du site !

    Absence d’étude d’impact sérieuse sur les pollutions en particulier à destination des nombreux enfants et personnes âgées qui vont vivre sur le site (crèches, écoles et hôpitaux) !

    Urbanisme grandiloquent : 105 000 m2 de construction dont 40 000 m2 de bureaux dans une ville déjà saturée de bureaux !

    Château fort en centre-ville : « le cœur de ville tourne le dos à la ville » et ses accès piétonniers au quartier sont minimes ! Un seul accès rue Victor Hugo !

    Béton contre verdure : un espace vert public de 4000 m2 pour 100 000 m2 de bâti !

    Près de 1000 places de parking Voiture contre peu d’espaces dédiés à la mobilité verte ou douce !

    Rendement économique vs qualité de vie : 1 milliard de chiffre d’affaires vs 4000 m2 d’espace vert !

  4. M.B. dit :

    CONCERNANT LA MAQUETTE PRESENTEE : elle est très belle, toute scintillante de ses petites lumières, et sa végétation, accessible aux isséens, et surtout non accessible (terrasses et toits). Les panneaux photovoltaïques en toitures des bâtiments de bureaux sont intéressants et vertueux. Mais le problème est que le projet semble érigé sur une île déserte. Les bâtiments riverains du projet sont représentés comme des surfaces blanches au sol. Aucun relief… c’est bien dommage car cela tend à tromper les isséens à qui on ne présente pas le projet dans son contexte réel… N’oublions pas que ces surfaces plates feront face à des objets de 26m à 32 m de haut, soit entre 6,50 m et 15,30 m de plus par rapport à l’existant (p. 501)… ceci expliquant sans doute cela.

    CONCERNANT LES PIECES PRESENTEES A L’ENQUETE PUBLIQUE : il manque une pièce essentielle pour permettre aux isséens de se faire un avis sérieux : le plan de circulation lié au passage de 18.000 véhicules/jour supplémentaires, induits par le projet. C’est tout à fait regrettable.

    CONCERNANT LA PERIODE : la municipalité s’était engagée à ne pas lancer cette enquête publique majeure durant l’été. Peine perdue. Nous avons 3 pieds en été et un pied en toute fin de printemps… Juste au moment où les familles ont autre chose à penser que d’étudier un dossier de plus de 700 pages… Ce n’est certainement pas dû au hasard…

    SUR L’AVIS DE L’ARS DU 22/1/18 : les 4 puits de forage pour la géothermie généreront chacun 85dbA… Or 3 d’entre eux seront situés à proximité immédiate de la rue Horace Vernet… et, selon l’OMS, « situés à 50 m des bâtiments voisins ils constituent une gène sérieuse au-delà de 55 dbA ». Pour les riverains de cette rue, l’étude d’impact reste bien silencieuse…

    SUR L’ETUDE D’IMPACT :
    Je note avec intérêt que le parvis Corentin-Celton est considéré comme un espace vert… (p 278). Cela est ennuyeux, dans la mesure où il s’agit d’un océan de béton, et que justement, à Issy, on cherche à faire passer les très nombreux espaces bétonnés pour des espaces verts…

    P. 282 : un gros effort a été réalisé concernant l’aspect des bâtiments vus du mail. Mais aucun effort n’a été fait sur les faces externes des bâtiments (rues V. Hugo, République et H. Vernet), celles que les riverains et les habitants visualiseront, jour et nuit. Le PLU avait promis un épannelage rue H. Vernet notamment, mais celui-ci a disparu et TOUS les épannelages sont tournés vers l’intérieur du mail.

    Sur l’intégralité des bâtis extérieurs, l’aspect est exclusivement minéral, formé en RDC de béton monolithique et tôle d’acier gris foncé rue V. Hugo (p. 323), mur noir et tôle perforée assortie rue H. Vernet, (p 324) et un bâtiment gris, sans aucune ouverture au sol, rue de la république (p. 325), soit un blockhaus s’étendant du rd point V. Hugo à la rue H. Vernet, au raz de la grille existante. On ne peut pas dire que les riverains aient été pris en considération.

    Pourquoi ne pas appliquer à ces rues le même traitement que la rue du Gen. Leclerc (p. 517), dont les « enduits minéraux de teinte claire ou gris clair, les panneaux en tôle métallique emboutie de couleur champagne, doré ou cuivre ainsi que les vêtures de façades en verre émaillé aux tons neutres (blanc ou gris) se marient aisément avec la teinte blonde de la pierre de façade du séminaire ». Les bâtiments existant dans ces 3 rues sont également beiges. Pourquoi les pénaliser de la sorte ? Ils seront déjà à la peine avec les entrées et sorties de parking, ramassage des poubelles, livraisons, etc. Est il vraiment nécessaire de les pénaliser encore un peu plus en leur offrant en vis-à-vis du noir ou du gris foncé ??

    P 321 : 3 aires de livraison rue V. Hugo, 2 rue H. Vernet, plus des stationnements pour livraison en surface, générant souvent des stationnements en double file, comme le précise l’étude, soit 60 à 100 livraisons par semaine pour les bureaux et 8 à 10 livraisons entre 6h00 et 9h00 du matin (p.564). Vertueusement, l’étude d’impact précise que ces livraisons se feront dans des lieux clos pour limiter le bruit… mais encore faut-il que l’on referme les portes (au centre commercial des 3 moulins, les portes sont toujours ouvertes…)

    Concernant la végétation : On regrette que sur 11.300 m2 de surfaces végétalisées, seulement 3.888m2 (p. 344) ou 3480 m2 (page 347) –on perd 400 m2… ? -ne soient au niveau du sol alors que 7.412 m2 seront en terrasse ou en toiture, donc inaccessible, ni même visible pour l’isséen « hors les murs de la citadelle ».
    On note que la cour de l’école a été prise sur les 4.000 m2 d’espaces verts annoncé par la municipalité et que 2.895 m² sont pleine terre au sens PLU (c’est-à-dire avec une épaisseur de 2,30m) et seulement 580 m² sont de pleine terre “totale“. Sur 11 300 m2 de verdure, c’est bien peu.

    D’autre part, qui aura la charge de l’entretien des terrasses (6 580 m2)? Comment s’assurer que l’occupant d’un lot avec terrasse ne laissera pas dépérir sa verdure et transformer sa terrasse verte en une belle dalle de béton ?

    La question est identique pour les toitures végétalisées. Qui en assurera la gestion ? Qui s’assurera qu’elles demeurent végétalisées ? Le « gestionnaire de l’ouvrage achevé », nous dit-on. Espérons qu’il remplira ses engagements… et nous, Isséens, n’aurons pas la possibilité de le vérifier, sauf à investir dans des drones.

    Concernant ces toitures végétalisées, pourquoi ne pas envisager des plantes descendant sur les façades côtés rue H. Vernet et V. Hugo? Cela permettrait d’apporter un peu de couleur et de vie à ces façades désespérément frigides.

    Par ailleurs, je ne vois nulle part dans cette étude d’impact, d’emplacement pour les bacs à compost. On nous vend un écoquatier, ils y auraient tout à fait leur place et il faut donc les prévoir, en quantité suffisante pour un ensemble de cette ampleur.

    L’ ensoleillement : alors que les riverain vont subir une perte d’ensoleillement allant jusqu’à 1300 h/an, et 5h/jour pour certains, on lit, p 388, « Le projet a sur l’ensoleillement un effet négatif direct, permanent, et à court terme, mais qui va nécessairement de pair avec ses effets positifs directs, permanents et à court terme sur le fonctionnement urbain et sur le paysage et, au travers de son intégration des objectifs précités, sur les terres et la biodiversité ». Mais de qui se moque-t-on ! Le soleil qu’il y aura en cœur d’îlot leur réjouira le cœur, aux riverains, n’en doutons pas.

    La pollution de l’air : P. 425 on nous explique que le projet généra une augmentation de 13 à 14 % de la pollution de l’air, c’est beaucoup. Beaucoup trop.
    Mais P.432 on nous dit que le projet contribuera à l’amélioration de la qualité de l’air … Ha bon ? Avec 18.000 voitures/jour en plus ??? Une augmentation du trafic de 240 % rue H. Vernet et 96 % rue V. Hugo (P. 491). Ces riverains vont être complètement enfumés !! Et les isséens aussi, puis que l’air ne stagne pas ! Cette affirmation n’est pas sérieuse, pas sérieuse du tout.

    Le bruit : l’étude reconnaît que le trafic induit par le projet aura une « contribution significative » (63 dbA le jour et 55 dbA la nuit) mais « ces mesures ne sont pas du ressort du maître d’ouvrage, mais de la Ville, et seront envisagées ultérieurement ». Nous voilà rassurés !! C’est comme le plan de circulation, on verra bien après !

    Le paysage :
    Rue du Gen. Leclerc, il n’est tenu aucun compte de la promenade piétonne reliant Corentin Celton et le métro Mairie d’Issy, réclamée par les isséens, avec commerces en pied d’immeuble et équipements publics (bancs, arbres, etc.) (http://www.actevi.fr/lists/documents/video_promenade_vegetalisee_issy.mp4)

    Rue V. Hugo, (P.504) on note la grande frigidité de la façade, côté rue, en raz de parcelle, avec un trottoir extrêmement étroit. Pour être austère, c’est austère ! Cette rue est actuellement utilisée par les camions des marchands du marché (les mercredis et vendredis). Ils n’auront plus de place pour stationner. Où iront-ils? On verra bien après ?

    P. 506, la vue de l’immeuble B1 est volontairement FAUSSE, la hauteur du B1 étant bien supérieure aux immeubles de la rue de la république et de la rue V. Hugo.
    Pourquoi ne pas utiliser les même matériaux et couleurs que ceux choisis face au séminaire (p. 517). Ces couleurs seraient également en harmonie avec les bâtiments de la rue et auraient ainsi un aspect moins pénalisant pour les riverains qui sont déjà bien servis au niveau des pénalités…

    Cela s’applique également à la rue H. Vernet, bien entendu.

    On constate l’absence de vue de l’immeuble de bureau B1 , rue de la république (il n’est présenté que vu du rond point V. Hugo): un bâtiment allant du Rd point V. Hugo à la rue H. Vernet, d’un seul tenant, en raz de parcelle, 29,50 m de haut, et gris de surcroit, inutile de le mettre en relief… Les riverains apprécieront. Un centre pénitentiaire en vis à vis…

    La circulation : L’étude réussit le tour de force de nous expliquer à grand renfort de tableaux et de schémas que le trafic supplémentaire induit (18.000 véhicules/jour) sera quasi nul… C’est prendre les isséens pour des innocents. Et on oublie dans cette étude, l’impact de la future tour Triangle, au bout de la rue du Gen. Leclerc/E.Renan.

    Les transports en commun. Si le prolongement de la ligne 12 du métro est inscrit au SDRIF 2030, il ne l’est pas au STIF. Et le STIF c’est le payeur. Donc prétendre que cela va se faire d’ici une quinzaine d’années, c’est de la pure utopie. Un bus en site propre pour relier Léon Blum à Mairie d’Issy, c’est une bonne idée, mais dans ce cas poursuivre jusqu’à la Ferme… mais cette solution ne sera pas sans impact sur la circulation et les bouchons, et la pollution pour les isséens.

    Dans le scenario 1 (CdV + GPE) : « Peu d’impact sur la ligne 12 du métro, Forte fréquentation de la ligne du RER C malgré les reports vers la ligne 15 du GPE, Forte fréquentation de la ligne T2 malgré les reports vers la ligne 15 du GPE »

    Le scenario 2 est malheureusement improbable.

    Dans le scenario 3 « Métro ligne 12 Impact équivalent à celui du scénario 1 ; RER C impact équivalent à celui du scénario 1, tramway T2 Impact équivalent à celui du scénario 1. La mise en place d’une nouvelle ligne entre le centre d’Issy-les-Moulineaux et la gare d’Issy, permettrait de soulager la fréquentation des lignes 123 et 190. L’aménagement d’une voie propre bus permettrait d’élever le niveau de service de la ligne et pourrait également profiter aux lignes partageant son itinéraire. Ce type d’aménagement suppose de neutraliser une voie de circulation sur l’avenue du général Leclerc».

    On nous raconte que « la ligne 12 du métro devrait être peu impactée par les différents projets urbains à proximité »: mais c’est ignorer l’existant ! Cette ligne est saturée tous les matins. Les habitants sont empilés debout dès Corentin Celton ! Et ne parlons pas des jours de grands salons Porte de Versailles. Et là encore, une grande oubliée dans les grands projets urbains de proximité: la tour Triangle porte de Versailles !

    Le T2 : c’est la catastrophe dès à présent, et ce sera bien pire avec ce nouvel afflux. Actuellement les gens empruntent le métro pour avoir une chance de rentrer dedans au terminus de la porte de Versailles !

    Le RER C : Sans une rénovation intensive de cette ligne, il est utopique de l’envisager comme un moyen de transport fiable pour les usagers.

    Et pour le GPE, la ligne 15 sud sera terminée au mieux à l’horizon 2030, voir 2040 et les autres lignes beaucoup plus tard… donc inutile de compter sur lui pour arranger la situation pendant de très nombreuses années.

    Mais si on en croit l’étude d’impact, tout va très bien Madame la marquise, sauf pour le T2. Cela est faux. Tout ne va pas très bien, à force de densifier à outrance dans cette ville, cela ne peut aller qu’en empirant.

    ***

    - Aucun commerce en pied d’immeuble rues du Gen. Leclerc, H. Vernet, V. Hugo et République, en contradiction avec les résultats des conversations citoyennes organisées par la ville
    - Une aggravation de la pollution, des conditions de circulation et des problèmes de transport en commun
    - Des rues riveraine enlaidies par des façades obscures, des entrées et sorties de parking, aires de stockage des poubelles et autres commodités
    - Des bureaux, des bureaux et encore des bureaux. Il y en a déjà tellement de vides dans cette ville, faut-il encore en rajouter ?
    - Un îlot dans la ville, ne constituant aucunement une liaison entres les deux polarités (Corentin Celton et Mairie d’Issy)
    - Un cœur d’îlot agréable, vu d’un drone, mais assez étriqué pour le passant arpentant le sol.

    Quel dommage ! Les habitants (les actuels, j’entends) voulaient un cœur de ville ouvrant sur la ville, mais à force de vouloir densifier à outrance, on aura une forteresse à 12 000 €/m2…

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