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Décryptage de la réunion publique du 3 juin 2013 sur le projet de liaison par bus entre Mairie d’Issy, le Fort et les Epinettes

Posté par touchepasamonciel le 10 juin 2013

Après 3 micro-réunions de « concertation » au mois de mars dans le minuscule local d’un commerçant auxquelles n’ont pu assister qu’une « poignée » d’isséens en raison des horaires proposés  et du manque d’information de la population, ACTEVI a fait une contribution détaillée qu’elle a transmise à GPSO, la RATP , le STIF et le Maire, et n’a cessé de demander que l’on se réunisse autour d’une table pour discuter et faire évoluer le projet.

Ce projet de liaison par bus entre Mairie d’Issy, le Fort et les Epinettes a été présenté le 3 juin dernier au cours d’une réunion d’information (les responsables de la Ville ont bien précisé qu’il ne s’agissait pas d’une réunion de concertation).  Ne tenant aucun compte des réserves exprimées par les riverains, il ne présente pas d’évolution par rapport à ce qui avait été évoqué précédemment avec notamment la mise en circulation de bus en double sens dans les étroites rues Chénier et Robespierre ;  la seule ouverture porte sur  l’utilisation éventuelle de bus électriques ou hybrides pour le TUVIM.

Dans une salle archi-comble (plus de 300 participants), le projet a été unanimement rejeté par les intervenants du public et les arguments avancés par les responsables pour défendre leur projet n’ont pas convaincu :

Sur l’opportunité du projet :

- Si tout le monde s’accorde sur le fait que l’arrivée de 4000 nouveaux habitants au Fort, auxquels ACTEVI souhaite la bienvenue, est une opportunité pour l’amélioration nécessaire de la desserte du quartier, ce projet privilégie un rabattement massif vers Mairie d’Issy. En fait, il faudrait éviter d’engorger le centre, totalement saturé à certaines heures en irriguant  de manière plus équilibrée les autres pôles que sont Corentin-Celton, Léon Blum, la gare de Clamart. A notre connaissance, aucune enquête n’a été effectuée auprès des habitants des Epinettes et des futurs habitants du Fort, pour savoir quels sont leurs besoins en  transports en commun en fonction de leur lieu de travail : Ligne 12, RER C, T2, Gare de Clamart…  Il n’est donc pas raisonnable de privilégier la liaison avec Mairie d’Issy avant d’avoir la réponse à cette question, d’autant que les gens qui choisiront la ligne 12 pourront toujours l’emprunter à partir de  la station Corentin Celton dont l’accès depuis le Fort est beaucoup moins saturé.

- A la question « avec ce qui est proposé, combien va-t-on gagner de temps en venant du Fort ? », il n’a pas été apporté de réponse.  Serait-ce parce qu’il y a une disproportion flagrante entre les bénéfices (gain de temps) d’une part, les coûts (travaux de voirie) et les nuisances du projet (gêne pour plusieurs centaines d’habitants des rues Chénier, Robespierre et avoisinantes) d’autre part ?

Des habitants du Fort et des Epinettes ont fortement déploré que le futur TUVIM, gratuit, ne passe plus par la gare de Clamart.

Sur les prétendues contraintes imposées par le  STIF :

-  Le STIF aurait réclamé un trajet de bus « en site propre ». Or, dans le projet présenté, le seul tronçon encombré du trajet (le bas de la rue Lasserre) n’est pas en site propre ! Et, les feux rouges prévus au carrefour Robespierre/Lasserre seront probablement inefficaces : En effet, aux heures de pointe, les voitures sur ce tronçon sont pare-chocs contre pare-chocs et, malgré les feux, la voie sera encombrée ce qui bloquera les bus en travers de la chaussée et aggravera encore plus l’embouteillage en amont (carrefour Lasserre/ Brossolette) et en aval (carrefour Telles de la Poterie/ Gallieni).

- Le STIF aurait également refusé une liaison TUVIM entre le Fort et Corentin Celton, pourtant pertinente et efficace, au prétexte qu’elle entrerait en concurrence avec des liaisons RATP. Dans le cas présent, ce concept de concurrence entre services publics laisse pantois !

A l’évidence, ces contraintes  semblent  davantage basées sur des postures de principe d’ordre général que sur du concret. Le STIF, bizarrement absent de la réunion publique, n’a pu valider leur pertinence ni même pu les confirmer. Or, elles engendrent  de nombreux problèmes concrets.

Sur l’impossibilité supposée d’utiliser la rue Gervais :

La rue Chénier serait mise en double sens car la rue Gervais serait inutilisable en raison des embouteillages aux heures de pointe. Or, s’il est exact que la rue Gervais est encombrée dans le sens de la descente, ce n’est pas le cas dans le sens de la montée. Un responsable de la RATP l’a d’ailleurs confirmé en indiquant lors de la réunion que le 290 pourrait emprunter la rue Gervais en montée plutôt que la rue Chénier. Alors, pourquoi pas le TUVIM ? Cela éviterait un double sens rue Chénier.

Sur la sauvegarde des arbres :

- Avenir des arbres de la rue Chénier : « On fera le maximum pour que les arbres de la rue Chénier soient préservés » ont affirmé verbalement les responsables du projet. Une telle formulation ambigüe et différente de ce qui avait été annoncé au cours des premières réunions d’information où la protection des arbres étaient assurée, ne peut que susciter interrogation et inquiétude  quand on examine les conditions dans lesquelles des bus pourraient se croiser dans cette rue. Vu l’étroitesse de la chaussée, il nous paraît évident que dans ce cas des arbres seront sacrifiés.

- Un parking dans le parc Henri Barbusse ?!!! Plusieurs arbres plus que cinquantenaires viennent d’être abattus près du grand escalier alors qu’un projet de parking en haut de la rue Robespierre a été évoqué à la réunion du 3 juin. Nous n’avons à ce jour pas plus d’informations mais nous espérons que l’abattage de ces arbres n’a pas été effectué en vue de la création du dit parking dans le parc.

Sur la commission de concertation proposée par M. le Maire :

Conscient que le projet actuel  n’est pas bon, M. le Maire a proposé la mise en place d’une commission chargée de formuler des propositions, composée des volontaires qui s’inscriront auprès de la mairie. Sur le principe, c’est évidemment une bonne initiative et il faut participer activement.

Mais comme on le sait, le diable est dans les détails. Le maire a précisé ce 3 juin que les réunions devraient avoir lieu avant l’été et cela semble incompatible avec l’objectif qu’il a affirmé parallèlement d’une mise en service à l’automne.
Compte tenu des  délais techniques incompressibles, cela n’anticipe-t-il pas sur le fait que le projet actuel serait finalement retenu ?  Dans ce cas, cela ne serait-il pas se moquer  du monde ?

——

ACTEVI incite très fortement les isséens à écrire massivement au Maire pour lui faire part de leurs remarques, tout en nous adressant copie de ces courriers.

 

6 Réponses à “Décryptage de la réunion publique du 3 juin 2013 sur le projet de liaison par bus entre Mairie d’Issy, le Fort et les Epinettes”

  1. Darchi dit :

    Bonjour
    La desserte du Fort à partir et vers Corentin Celton est probablement une bonne idée, mais Corentin-Celton n’est pas moins embouteillé que la rue Gervais ou que Gallienni aux heures de points. A certaines heures, Corentin-Celton a le même problème que Marie d’Issy : la mise en place / retrait du marché avec un stationnement anarchique.

    Le matin, Gervais est bloqué à cause du feu du bas. Le soir, c’est Général Leclerc qui est bloqué au même endroit. Ces feux sont-ils régulés ? L’investissement dans un système de régulation intelligent est peut-être la solution.

    L’utilisation de Gervais en montée et de Chenier en descente est aussi une idée qui semble compatible avec les encombrements, mais cela compliquera la gestion du flux d’arrivée en bas de Chenier : il faudra un nouveau feu à cet endroit, avec une 3e rotation (actuellement, le feu a 2 rotations : vert Gervais/rouge Leclerc, et inversement). Chaque rotation sera plus courte, et donc les embouteillages seront d’autant plus importants pour tous.

    Pas simple ce truc.

  2. A.G. dit :

    Merci pour votre message et pour l’action que vous menez pour défendre nos interets.

    Résident depuis un an de la rue André Chenier, je suis sidéré par le projet présenté.

    Au delà des problématiques environnementales (dont la suppression inévitable des arbres) et de l’impact dramatique sur notre quotidien qui ont largement été discutés, ce projet représente une atteinte incompréhensible à la sécurité de nos familles: la rue André Chenier est un accès important au parc depuis la mairie d’Issy, et est donc utilisée par nos enfants, utilisant souvent des trotinettes, et par des parents munis de poussettes.

    Aujourd’hui les arbres et voitures stationnées représentent une protection par rapport au trafic. Les supprimer, instaurer un trafic de bus à double sens à proximité de trottoirs de moins de deux mètres font courir un danger qui résultera obligatoirement à des accidents dans lesquels la responsabilité de notre mairie sera directement engagée.

  3. Brison dit :

    Bonjour,
    En novembre 2012, j’ai adréssé en qualité de riverain et président d’Actevi, un dossier concernant l’aménagement de la rue André Chénier. Je suis Isséen depuis 24 ans et j’ai constaté au quotidien la dégradation de cette rue : des trous partout, des dénivellations dues aux « rustines de goudron », le poutour des arbres qui sert de poubelles, des trottoirs étriqués et sales, des stationnements de 2 roues anarchiques, des voitures mal garées empiétant sur la chaussée et parfois en double file etc…
    Je me suis dit qu’il fallait faire queque chose et j’ai rêvé: des trottoirs élargis, une zone 30 ou semi-piétonne, des stationnements minute, des places de livraison tant pour les commerçants que pour les gens qui se font livrer par internet des bancs pour les personnes qui veulent faire une halte, des bacs à fleurs ou arbrisseaux, et une seule voie de circulation…..tout cela, parce que c’est une rue qui est empruntée chaque jour par des centaines de passants qui viennent des Epinettes, de la rue H.Tariel, qui vont de la place de la mairie au parc H.Barbusse(seul endroit de verdure à moins de 5 mn à pied) et qui reviennent de leur travail depuis le métro. J’avais été reçu par un conseiller municipal de la majorité en 2009 qui désirait la même chose, c’est à dire un aménagement convivial, commerçant et sécurisé.
    Mais la réponse de GPSO en décembre dernier a été tout aute chose:On m’a répondu qu’un aménagement serait fait dans un contexte plus global….. vous connaissez la suite…. Cette rue doit être sauvegardée dans l’intérêt de tous sans pour cela se faire traiter de « Numby » car se sont plusieurs centaines de personnes qui l’empruntent chaque jour. Il est indispensable de se mettre autour d’une table pour trouver un consensus à la desserte du Fort et des Epinettes.

    JM Brison

  4. N.S. dit :

    J’habite le quartier de Corentin Celton et le soir, le carrefour est super embouteillé autant que mairie d’Issy.

  5. ninet dit :

    « Après trente-trois ans passés à la Mairie d’Issy les Moulineaux, le projet de Monsieur Santini, réaffirmé dans son récent « manifeste » pour « sa » ville, est plus que jamais d’attirer de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises, au mépris de la capacité d’absorption de ces bâtiments supplémentaires sur le territoire de la commune, sans parler d’esthétique, de la dégradation des conditions de vie, de l’asphyxie totale de la circulation, de l’insuffisance des équipements sociaux et sportifs et de la quasi absence d’espaces verts.

    Après l’abandon du projet pharaonique et inepte de téléphérique, voici que se pose en toute urgence la délicate question de la connexion de la zone du Fort numérique (sic) au réseau de transport en commun. Il semble ici qu’on ait prévu les autoroutes de l’information avant les voies d’accès traditionnelles !

    Bien que l’on puisse douter que la sociologie de ces nouveaux habitants les désigne a priori comme des fanatiques du métro, la solution prioritaire serait soudain de densifier la liaison autobus entre la Mairie et le Fort.

    Et à cette fin, la proposition de la Mairie revient à infliger, sans la moindre compensation, la double ou triple peine aux riverains et piétons des rues Chénier, Lasserre, Robespierre, au bénéfice (à démontrer) des nouveaux arrivants du Fort : mise à double sens de voies étroites, en sens unique depuis des décennies ; suppression de tout stationnement riverain (+ de 100 places) ; circulation de plusieurs lignes de bus traditionnels ( = polluants), là où seul circulait le TUVIM et, probablement quoiqu’elle s’en défende, destruction d’arbres pour élargir (rue Chénier).

    Entre connexions informatiques dernier cri et bon vieux bus à gasoil, on voit où sont les priorités de Monsieur le Maire quand il s’agit d’arbitrer entre le bien-être de ses administrés et ses opérations de prestige. Le plan présenté par les équipes de quartier n’est qu’un ramassis de bouts de ficelle qui ne résoudra rien au fond, en sacrifiant inutilement l’art de vivre du quartier Mairie- Parc Barbusse.

    En ces trente-trois années d’expansion, la ville a accueilli 25 000 habitants supplémentaires et 40 000 emplois, sans modification significative de la voirie et avec le tramway comme seule novation –certes appréciable- en termes de transports en commun. On aimerait comprendre pour quelle raison le prolongement de la ligne 12 jusqu’à la Ferme vient seulement d’être acté (peut-on raisonnablement espérer qu’il soit ouvert avant 2020 ??). Devant l’engorgement des principaux axes de la ville, aux heures de pointe, de l’hôpital Percy –voire la place Marquis au quai d’Issy, en passant par la rue Brossolette, les rues Lasserre/Telles de la Poterie ou le Boulevard Rodin, le Boulevard Gallieni, chercher des solutions dans la densification de réseau de bus en centre-ville est aussi archaïque qu’inopérant.

    Il est plus que temps de revoir le schéma d’ensemble, incluant le renforcement des pôles que devraient être la gare d’Issy ville, Corentin Celton et la Ferme au lieu de bricoler autour de la mairie, d’autant que ce centre-ville devra bientôt accueillir la rénovation du site du CNET.

    En tant que riverains de la rue M. Robespierre, nous nous associons à toute initiative visant à s’opposer au plan qui nous a été présenté et obtenir l’ouverture d’une concertation d’ensemble.

  6. Frédéric Lunng dit :

    Il suffit de se rendre rue André Chénier et de regarder monter un bus TUVIM pour se rendre à l’évidence : se faire croiser des bus dans cette rue est complètement aberrant.
    Rappelons que les bus TUVIM ont un gabarit très inférieur aux bus traditionnels de la RATP or quand on voit monter le TUVIM il occupe quasiment toute la largeur de la voie!

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