Voies sur berges de Seine : 2 projets sans cohérence

Posté par touchepasamonciel le 12 octobre 2010

Dans le communiqué ci-dessous, Ile-de-France Environnement (IdFE) souligne l’incohérence des projets d’aménagement des bords de Seine du Conseil Général des Hauts-de-Seine (CG92) et de la Ville de Paris : Le CG92 souhaite favoriser l’afflux de voitures avec une RD7 à 2 fois 2 voies alors que Paris veut restreindre le trafic avec la fermeture à l’automobile des berges rive-gauche et l’aménagement de la voie Georges Pompidou en « boulevard urbain » avec feux !
Issy-les-Moulineaux, à la frontière des deux projets est bien évidemment particulièrement concerné
par le  danger d’une sur-circulation et les effets de congestion engendrés dans le quartier du Pont d’Issy par ces projets incohérents.

La position d’Actevi est la suivante :
- sur le principe, Actevi rappelle qu’il lui semble préférable au 21ème siècle d’avoir une politique de long-terme incitant à réduire l’utilisation en ville de la voiture individuelle pour les mouvements pendulaires domicile-travail au profit des transports en commun et des circulations douces, même si cela doit poser des problèmes pendant une période intermédiaire de travaux et de changement des comportements.
NB : Actevi fera d’ailleurs des propositions dans le le cadre du débat sur le réseau de transports du Grand-Paris.
- sur la méthode, Actevi s’associe à la demande d’IdFE de création d’une structure de réflexion entre les Associations et les Pouvoirs Publics et de mise en oeuvre d’une démarche expérimentale.

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Communiqué d’Ile-de-France Environnement

 IDFlogo Ile-de-France EnvironnementE demande une vision cohérente et globale des déplacements en Ile de France lors des projets d’aménagements des voies sur berges de la Seine

A l’occasion de l’organisation de réunions de concertation sur l’aménagement des voies sur berges parisiennes par la Ville de Paris auprès des parisiens, IDFE, union régionale d’associations de protection de l’environnement et du cadre de vie, Ile-de-France Environnement, s’interroge sur la cohérence des projets menés par la Ville de Paris et le Conseil Général des Hauts de Seine. Quelle vision globale des déplacements en Ile-de-France ont ces projets qui se proposent tous de  » rendre la Seine aux Parisiens ou aux Altoséquannais  » puisque l’un veut rétrécir les voies routières et l’autre les élargir ?

En effet, le Conseil de Paris étudie un projet d’aménagement  destiné à faciliter l’accès de la Seine aux piétons et cyclistes franciliens tout en restreignant le trafic routier avec la fermeture à l’automobile des berges rive gauche et l’aménagement de la voie Georges Pompidou en « boulevard urbain » avec des feux tricolores et des passages protégés pour les piétons et les cyclistes.
Parallèlement, le Conseil général des Hauts-de-Seine mène un double projet de mise en place de boulevards urbains à 4 voies des routes actuellement à 2 fois 1 voie en rive droite et gauche de la Seine: à Clichy-sur-Seine sur 1 400 mètres en rive droite (RD1) et du Pont de Sèvres au Périphérique sur 4 200 mètres avec 18 feux tricolores en rive gauche (RD7).

IDFE, regroupant 370 associations de nos 8 départements, propose de mettre en place une structure de réflexion au niveau de notre région métropole afin d’élaborer un plan cohérent des déplacements franciliens le long de la Seine.
Il lui paraît de la plus grande importance que les Franciliens, via leurs associations, soient associés à la réflexion de leurs élus avant tout projet définitif.
Si IDFE déplore qu’aujourd’hui 60 % des 35 millions de déplacements journaliers des franciliens se font par l’automobile, elle souhaite éviter la formation d’une thrombose de la circulation automobile francilienne.

IDFE préconise ainsi la mise en place d’une expérimentation de quelques mois, hors période d’été, de limitation du trafic routier en bords de Seine afin d’en apprécier tous les éléments comme l’a fait le département des Hauts-de-Seine en rive gauche de Seine à Meudon avec un giratoire expérimental sans feux.

Enfin, notre union régionale IDFE n’est pas favorable à l’implantation, dans des sites touristiques mondialement reconnus et classés au patrimoine de l’UNESCO, d’installations privées ou publiques de commerce que ce soit sur les rives de la Seine ou sur des péniches.
Il est nécessaire d’étudier avec des spécialistes et avec les Parisiens des solutions permettant de satisfaire les besoins des touristes dans des lieux discrets seraient plus conformes à la qualité du site.

IDFE s’engage à participer à une réflexion globale où non seulement la Seine serait rendue aux piétons mais où les impératifs des déplacements totaux en cœur d’Île-de-France seraient tous pris en compte.

Michel RIOTTOT
Président d’Ile-de-France Environnement

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2 Réponses à “Voies sur berges de Seine : 2 projets sans cohérence”

  1. association la Fabrique dit :

    PATRIMOINE EN DANGER

    Le dernier bâtiment industriel du Val de Seine est menacé de démolition totale.

    Il s’agit de la fabrique Gaupillat 43 bis route de Vaugirard à Meudon dans les Hauts-de
    Seine. Cette construction en fer de la fin du 19ème siècle, contemporaine de la Tour Eiffel,
    surmontée d’une cheminée en brique rouge et de toits en sheds, fait face à l’île Seguin.
    Ancienne cartoucherie, devenue société d’étampage, fermée en 1997, elle témoigne d’une
    activité industrielle foisonnante désormais éteinte.
    Depuis le 7 juillet dernier, l’ancienne fabrique Gaupillat fait l’objet d’une demande de permis
    de démolir.

    Histoire de Gaupillat
    L’entreprise a été fondée dans les années 1830 pour la fabrication de cartouches et amorces
    et continuera son activité jusqu’au début de la seconde guerre mondiale pour se recycler ensuite dans
    le matriçage, l’étampage et l’usinage du laiton. Sur une surface au sol de 4500 m2, le bâtiment tel qu’il
    est aujourd’hui date des années 1920. Cette usine s’agrandira au fil des ans. La fabrique Gaupillat
    cesse ses activités le 31 décembre 1997. Depuis, le lieu est régulièrement tagué, squatté,
    photographié, imaginé et en perpétuelle transformation.

    Situation géographique et enjeux
    La Fabrique Gaupillat, est située face à l’ile Seguin, à quelques pas de la manufacture de Sèvres,
    au coeur de la nouvelle communauté d’agglomération GPSO (Grand Paris Seine Ouest). Ce bâtiment
    une fois rénové, est prédestiné à être un lieu culturel, en lien avec les projets de l’ile Seguin. De plus,
    il est la seule opportunité de la ville de Meudon, pour que celle-ci puisse s’inscrire dans la future
    Vallée de la Culture. La Fabrique peut en effet faire partie du parcours de la mémoire qui traversera
    l’île emblématique et se terminera sur cette rive de la Seine. Elle n’est pas seulement un ancien site
    industriel, mais constitue aussi une référence de l’identité meudonnaise.
    Aujourd’hui dénommé Meudon-sur-Seine ou Meudon-campus ce quartier de moins d’un km
    de long sur 100 m de profondeur possède des atouts majeurs : un port, une voie ferrée (le T2) et une
    route départementale. Entre immeubles de bureaux contemporains et délaissés urbains, entre la
    maison Huvé classée monument historique, une chapelle réhabilitée et…. la Fabrique, ce quartier est
    en pleine mutation urbaine et le fruit de toutes les convoitises.

    La Fabrique, une association de sauvegarde du patrimoine
    Fondée en 2005 et reconnue d’intérêt général, dans le but de préserver et réhabiliter la fabrique
    Gaupillat, l’association La Fabrique a pour objet de transformer ce haut lieu de la mémoire
    industrielle des Hauts-de-Seine en un lieu pluriel, témoignage de la vie ouvrière, sociale et
    économique passée, mais également catalyseur d’une dynamique nouvelle pour le quartier et le Val de
    Seine.
    L’insertion du futur lieu dans le tissu urbain et économique du Bas-Meudon, et plus largement
    de la ville, se traduit par un espace d’expositions, une salle de concerts, des studios de répétitions, un
    restaurant haut de gamme, un café brasserie et un passage parisien de commerces.
    Malgré les récentes avancées et les soutiens que l’association a pu recueillir auprès de décideurs
    politiques, le bâtiment est encerclé depuis jeudi 13 octobre 2010 de palissades de chantier. Une
    demande de permis de démolir a été déposée le 7 juillet par les propriétaires.
    L’association La Fabrique en appelle au maire de Meudon pour qu’il refuse la démolition. Elle
    interpelle le Ministre de la Culture afin que le bâtiment soit protégé par un classement.

    Site de l’association : http://www.association-lafabrique.org
    Pétition en ligne : http://www.association-lafabrique.org/wordpress/archives/1568

  2. Voici pour info un article paru dans Le Parisien du 9 novembre 2010 où il apparaît clairement que deux doctrines s’affrontent quant à l’utilisation de la voiture individuelle pour les déplacements pendulaires « domicile – travail » :
    Le Parisien 09.11.2010 : Opposition Paris-92 sur aménagement Rives de Seine

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