ACTEVI … Touche pas à mon ciel


Escaliers mécaniques RER C-Epinettes : Propositions d’ACTEVI

Une enquête publique relative au projet d’escaliers mécaniques va avoir lieu du 1er février au 5 mars 2012. Voici dans ce cadre une contribution d’ACTEVI :

Pour télécharger cette contribution au format PDF, cliquer ici

Un projet d’escaliers  mécaniques entre la gare du RER C «Issy-Ville» et le quartier des Épinettes  a été présenté lundi 14 novembre lors d’une réunion publique organisée par la ville et GPSO. Ce projet se compose de deux infrastructures :

-          Un escalier mécanique reliant le boulevard Rodin au quartier des Epinettes. Deux tracés ont été proposés avec deux  tronçons dans un cas et trois dans l’autre.

-           Un tapis roulant le long du sentier de l’Asile reliant le boulevard Rodin aux lignes du RER C.

Au préalable, nous tenons à :

-      nous réjouir de cette recherche concrète d’une solution à un réel besoin : la montée des escaliers est en effet une souffrance quotidienne pour de très nombreux habitants des Epinettes ;

-      réaffirmer que nous sommes conscients qu’il s’agit d’un très ancien besoin qui ne doit pas être renvoyé aux calendes grecques ;

-      saluer l’excellent travail très approfondi effectué par les responsables locaux, les services techniques de la ville et de GPSO et les bureaux d’études sur ce projet d’escaliers mécaniques.

Comme il s’agit d’un projet structurant, il nous semble important d’alimenter le débat avant le choix définitif d’une solution.

Le cahier des charges du projet mériterait sans doute d’être révisé :

Le projet d’escaliers mécaniques présenté à la réunion répond à un cahier des charges qu’on peut résumer par :
« Quelle est la meilleure solution pour une liaison par escaliers mécaniques entre la gare RER C « Issy-Ville » et les Epinettes ? ».

Or, il ne répond pas totalement aux problèmes qui se posent et se poseront et ne devrait-t-il pas plutôt être :
« Quelle est la meilleure solution pour le franchissement par les piétons des déclivités entre le bas Issy (avenue de Verdun / pôle de transport Léon Blum)  et le plateau d’Issy / Epinettes ? ».

En effet, même si nous ne disposons malheureusement pas de comptages, une observation attentive des mouvements piétonniers au niveau de la gare du RER montre que :

-      Les personnes qui descendent des Epinettes et plus généralement du Plateau ne prennent pas toutes le RER. Beaucoup d’entre elles descendent plus bas, jusqu’à l’avenue de Verdun, pour se rendre dans les commerces et bureaux de cette partie de la ville et notamment au Centre Commercial des Trois Moulins  ou au Lycée Eugène Ionesco ;

-      Inversement, les personnes qui prennent le RER ne viennent pas toutes des Epinettes ; beaucoup viennent des quartiers de la Ferme et des Arches et rejoignent le RER en empruntant les escaliers qui relient l’Avenue de Verdun et la gare.

Or, comme le montre le schéma ci-dessous, le dénivelé entre cette avenue de Verdun et la gare du RER est beaucoup plus important et plus raide (près de 8 mètres escarpés) que celui entre le Boulevard Rodin et les quais de cette même gare (environ 6 mètres en pente douce). Enfin, le dénivelé total entre le Boulevard Rodin et l’Avenue de Verdun, peut-être estimé à environ 22 mètres.

Par ailleurs, il faut également tenir compte de la décision récente de réaliser Place Léon Blum une gare Grand Paris Express (GPX) et, probablement même si on n’en connaît pas la date, le prolongement de la ligne 12 du métro (M12) jusqu’à cette même Place Léon Blum ;

Dans ce cadre,  ACTEVI propose des variantes au projet actuel de GPSO :

Proposition n° 1 : Réduire l’impact de l’escalier mécanique sur l’environnement du Parc Rodin

Durant la réunion publique du mois de novembre, il a été indiqué que l’emplacement de l’escalier actuel rue de la Défense ne peut malheureusement pas être utilisé. Le trajet choisi conduit donc à amputer une partie du parc Rodin  ce qui sera loin d’être négligeable au vu de la maquette présentée durant la réunion.

L’idéal aurait été de substituer à la solution escalator en extérieur, un dispositif enterré comprenant un tunnel passant sous le parc couplé à des ascenseurs (ou à un escalator) qui auraient permis de rejoindre le haut du plateau. Après avoir consulté des spécialistes, nous avons choisi de ne pas proposer cette alternative dont le coût serait trop élevé ce que ne justifie pas la fréquentation attendue de ce dispositif.

Si l’escalier mécanique s’avère la seule solution envisageable, il semble néanmoins important de réfléchir aux moyens pour réduire son impact sur l’environnement : ne pas le « poser » sur le sol du Parc mais tenter au contraire de l’enterrer, au moins en partie, dans une tranchée, choisir des matériaux esthétiques, végétaliser  sa toiture…

Proposition N° 2 : Renoncer au tapis roulant Sentier de l’Asile

Nous sommes très réservés sur l’intérêt d’un tapis roulant Sentier de l’Asile. Comme déjà indiqué, la pente est douce, environ 6 mètres de dénivelé sur une longueur de près de 40 mètres ce qui ne justifie pas l’installation d’un tel équipement coûteux tant en investissement qu’en maintenance, générateur de nuisances pour les riverains et dégradant le charme du site.

Par contre, la réalisation d’un plan incliné en ciment au milieu des marches ou sur le  bord droit en montant, pour faciliter la circulation des poussettes, caddies et valises serait très utile.

Enfin, une attention particulière doit être apportée à la sécurisation de la traversée du Boulevard Rodin avec par exemple un plateau piétonnier, un feu avec bouton poussoir pour les piétons et des panneaux clignotants 30 km/h en amont et en aval du passage (comme dans la rue Auguste Gervais).

Proposition N° 3 : Créer une liaison par escalators entre l’Avenue de Verdun et la Gare RER C

Au lieu d’un tapis roulant pour le Sentier de l’Asile, un escalier mécanique qui relierait la Gare du RER à l’Avenue de Verdun et qui serait situé à l’emplacement des escaliers existants serait tout à fait justifié à cet endroit où le dénivelé est particulièrement fort et escarpé. Cet escalier mécanique sera utilisé par les personnes du Quartier de la Ferme qui prennent le RER C ainsi que par celles qui font le trajet entre ce quartier et le plateau d’Issy. Il pourra également être utilisé par les futurs voyageurs de la ligne 12 du métro et ceux de la gare du GPX du fait de la proximité de la place Léon Blum.

CONCLUSION
Comme cela est visualisé dans le schéma ci-dessus, le dispositif proposé permet d’assurer la liaison entre le plateau d’Issy et la partie basse de la ville. Il devrait, de ce fait,  répondre aux besoins d’un maximum de personnes effectuant à pied le trajet entre ces deux quartiers.

Il reste cependant un problème non résolu mais qui, cette fois, relève de « Réseau Ferré de France (RFF) et/ou du STIF » : le dénivelé de 8 mètres entre la partie basse de la gare du RER et les quais. Dans ce domaine, ACTEVI ne peut que s’associer aux efforts de GPSO pour convaincre cette entreprise de financer des escaliers roulants du même type que ceux qui équipent la gare RER d’Issy Val de Seine.


ACTEVI vous souhaite une bonne année 2012

Pierefred


Contributions à l’enquête publique « Tours du Pont d’Issy »

L’enquête publique sur les tours du Pont d’Issy est close depuis le 3 décembre dernier.

Le commissaire enquêteur doit maintenant rendre son rapport.
Il y a de quoi être inquiet sur son objectivité
:

Alors que l’on peut attendre d’un commissaire enquêteur neutralité et indépendance, M. Egal se positionne en défenseur du projet. De nombreuses personnes qui l’ont rencontré lors des permanences peuvent en témoigner et comme l’indique un récent article du Parisien, M. Egal a affirmé notamment que son rôle était « d’expliquer la cohérence du projet » !

Pour votre information, Actevi va publier progressivement des contributions déposées dans le registre d’enquête.

Contributions d’ associations
ACTEVI
Association des usagers des Transports (AUT)
Environnement 92
Ile-de-France Environnement (IdFE)
Issy l’écologie
Val de Seine Vert

Contributions de conseillers municipaux

Etienne Béranger
Joseph Dion
Fabienne Gambiez
Didier Hervo
Laurent Pieuchot

Contributions d’ habitants

JMB
L.B.
M.B.
D.F. (cf. problèmes liés à l’héliport)
O.G.
C.G.
M.L.
MC.N

 


Palais des Arts et Congrès d’Issy : monument historique, mais …

La protection à l’initiative de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) d’une partie du PACI (la façade, le hall, le foyer, leur toiture) est une bonne nouvelle dont l’association ACTEVI, qui est mobilisée pour éviter la destruction de ce magnifique monument, ne peut que se réjouir.
ACTEVI tient toutefois à préciser que si cela va dans le bon sens, cela ne résout pas tout. En particulier, la pérennité de la remarquable salle Berlioz (acoustique, …) n’est pas garantie ; or c’est elle qui permet que le Palais des Arts et Congrès d’Issy soit et reste un lieu de vie et de spectacles dans sa tradition historique.


METHODES CONDAMNABLES

Les responsables de la municipalité d’Issy sont-ils dignes de la confiance des citoyens ? C’est une question que l’on peut se poser.
L’opération Weiden-Telles de la Poterie est exemplaire à ce titre.
Nous avions dénoncé dans un précédent article leurs contre-vérités proférées en réunion publique pour tenter de discréditer notre association considérée par eux comme gênante. Le Maire adjoint chargé de l’urbanisme avait notamment déclaré « J’aurais beaucoup à dire sur l’honneur des responsables d’ACTEVI », ce qui, lancé en public et sans apporter la moindre preuve est une accusation très grave.
Nous voulons montrer aujourd’hui que les méthodes utilisées par les responsables communaux pour tenter de justifier la révision du PLU sont plus que contestables :
En réponse à la demande formulée par ACTEVI le 7 octobre 2011 dans le cadre de l’enquête publique « Weiden-Telles de la Poterie », M. Provot, Maire adjoint chargé de l’urbanisme nous a adressé, conformément à la Loi, par LRAR du 9 novembre 2011 des documents relatifs aux 3 points soulevés par ACTEVI :
- L’arbre remarquable n° 990 du parc Weiden ;
- Le bâtiment de la CPAM ;
- L’étude d’impact du projet immobilier sur l’ensoleillement du square Weiden.

L’analyse des documents en question révèle de graves problèmes et insuffisances dans le dossier d’enquête :

1-L’arbre remarquable n° 990 peut être conservé contrairement aux affirmations des responsables municipaux
Cet arbre protégé par le PLU gênant la réalisation de l’ensemble immobilier projeté, les promoteurs du projet ont entamé une démarche pour trouver une raison de l’abattre ! En novembre 2010, une inspection visuelle de l’arbre avait conduit une société spécialisée à évoquer un risque de rupture tout en précisant que cela n’avait pas valeur de diagnostic. Une expertise approfondie à base d’instruments spécialisés a donc été conduite en mars 2011. Elle a conclu clairement que l’arbre peut être conservé, contrairement à ce qui a été affirmé par les responsables municipaux dans le dossier d’enquête et réitéré lors de la réunion publique du 15/9/2011.

2-Les documents fournis sur l’impact du projet sur l’ensoleillement ne sont pas exploitables
Le bon sens indique que si l’on construit un immeuble de 25m de haut au ras de la lisière sud d’un parc, cela va avoir un impact sur son ensoleillement ! Les schémas qui nous ont été transmis et qui avaient été présentés fugitivement lors de la réunion publique sont quasiment illisibles. De plus, la méthodologie et les données utilisées pour la modélisation ne sont pas exposées et donc incontrôlables. Cela ne permet donc pas aux citoyens de se faire une idée raisonnable sur l’impact du projet.

3-Pas d’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) sur le déclassement du bâtiment CPAM
Ce bâtiment classé comme « patrimoine bâti à protéger » par le PLU gênant la réalisation de l’opération immobilière projetée, les promoteurs du projet ont donc engagé une procédure pour régler ce « problème »  ! Or, à la lecture de l’autorisation délivrée par le service d’architecture départemental de l’administration, il apparaît évident que la demande de permis de démolir a été faite et traitée comme s’il s’agissait d’un bâtiment banal. De ce fait, l’ABF n’a pas eu à donner son avis.
Cette autorisation administrative ne peut donc être considérée comme une validation de la mesure de déclassement de ce bâtiment remarquable proposée dans la révision du PLU.
On ne peut donc que constater que le dossier d’enquête ne contient sur ce sujet ni avis motivé ni argumentation solide. Il manque une analyse comparée des éléments qui avaient conduit à protéger ce bâtiment en 2005 et des arguments qui permettraient en 2011 de décider de sa démolition.

Une obstruction inacceptable :

Enfin, et c’est important, nous voudrions faire remarquer que M. Provot a mis plus d’un mois avant de nous envoyer les documents demandés. De ce fait, et ce n’est certainement pas un hasard, ces documents nous sont parvenus 4 jours après la clôture de l’enquête publique ce qui ne nous a pas permis d’en faire état et de les commenter auprès du commissaire-enquêteur. Or comme démontré ci-dessus, ces documents contiennent des éléments très importants invalidant le projet soumis à enquête. Un tel procédé est symptomatique de la difficulté de certains responsables municipaux à respecter les règles en matière de démocratie participative.

En conclusion, nous pensons que les méthodes décrites ci-dessus qui ont faussé l’enquête publique, sont inacceptables et doivent être condamnées.